Laisse couler mes pleurs tendres sur ton visage.


Bois-les, je suis ta sœur humaine dans la vie,


Le sang coule en ma chair pour être ta pâture


Et l'amour de la créature


M'a pour jamais vers toi, ô mon frère, inclinée.


Quel intime frisson de chair nous réunit,


Quelle nudité d'âme et de chair nous assemble,


Ô toi seul devant qui je demeure plus nue


Qu'au jour de ma naissance ignorante et naïve.

 

 

Cécile Sauvage

 

 

 

 

 

 

 

Je vous souhaite un agréable dimanche.